jeudi 11 janvier 2007

Date imite...

Cependant, pris dans le stress quotidien nous oublions que la vie est une denrée précieuse qui continuellement s'écoule hors de nous. Elle est un peu comme la flamme d'une bougie qui s'allume à notre naissance et qui tranquillement se consume.

Une chose est sûre sa lumière n'est pas éternelle,
et chaque instant la rapproche du jour,
où trop pauvre en ressources, elle devra s'éteindre...
De plus, cette flamme fragile est,
chaque instant, à la merci d'un souffle assez violent pour l'empêcher de briller.

Car le temps de la vie n'est pas le même que celui qui semble immuable dans l'horloge. Ainsi le temps qui marque la vie humaine commence sa course doucement pour finir, de l'aveu des personnes âgées, à courir follement.

  • Pour l'enfant, qui a toute la vie devant lui, la longueur de sa vie lui semble infinie; c'est le temps de la croissance, du développement et des apprentissages.
  • À vingt ans, c'est le temps des défis et des entreprises, l'horizon est encore bien ouvert et nous pensons souvent que nous avons vraiment le temps de faire les choses.
  • À quarante ans, la conception du temps change, car c'est souvent à cette période que nous arrivons en haut de la colline et découvrons, surpris, que le chemin ne monte plus. Les performances physiques baissent de façon perceptible et annoncent déjà le déclin de la vieillesse. Il est de fait courant que les hommes et les femmes passent à cette période de leur vie par une crise existentielle.
  • Après soixante ans, la pente devient glissante et nous fait comprendre que les moments importants sont derrière nous.
  • Ensuite la perception est différente. Notre vie qui a perdu son éclat devient fragile. Chaque jour est une traversée menacée... la santé baisse. Jusqu'au jour où la flamme s'éteint faute de vitalité. Ainsi, tout ce que nous avons est condamné à disparaître dans un avenir plus ou moins proche.

"Tous les humains sont comme l'herbe, et toute leur gloire comme la fleur des champs; l'herbe sèche et la fleur tombe..." Esaïe 40. 6

Adieu richesses, capacités, notoriété, diplômes et biens matériels... Car la mort me fera à jamais quitter ce monde d'êtres et de matière. Et cela nous devons le méditer encore, et encore... car la vie est trop courte pour ne pas s'en rappeler.

"Enseigne-nous à bien compter nos jours" Psaume 90. 12

Alors face à cette (d)échéance, comment faire pour exploiter sagement la vie qui nous est confiée avant qu'elle ne se consume entièrement?

Reference: "Comment Gérer le Capital de Vie", Jacques-Daniel Rochat.

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